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ATELIER SOUS-REGIONAL

 

Les politiques et stratégies nationales des TIC :

Réglementation, régulation et accès public

Favoriser le dialogue multi-acteurs

Douala (Cameroun) Hôtel Akwa Palace du 07 au 09 juin 2006

 

Dans le cadre du Réseau mondial de ressources en cyber-politiques (Pol-NET), la commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), l’Institut francophone des nouvelles technologies de l’information et de la formation (INTIF) ainsi que les gouvernements du Canada, de la France et du Cameroun  organisent un atelier sur « Les politiques et Stratégies nationales des Technologies de l’information et de la  Communication (TIC) : réglementation, régulation et accès public : favoriser le dialogue multi-acteurs ».

Le gouverneur GOUNOKO Haounaye de la province du littoral  a ouvert les cérémonies, en présence des représentants de la France et du Canada et des partenaires bilatéraux.

 

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’Initiative africaine de la Société de l’Information de la CEA, du programme d’Appui au Désenclavement Numérique (ADEN) du Ministère français des affaires étrangères, du Centre canadien de ressources en cyber-politiques (CCRcP), et des activités de l’Organisation Internationale de la Francophonie à travers l’INTIF.

 

Objectifs du séminaire

 

L’atelier vise à promouvoir l’appropriation des TIC au service du développement.

L’objectif principal est de renforcer les capacités des décideurs des pays francophones de l’Afrique centrale dans l’élaboration de politiques et stratégies nationales de développement liées à l’accès aux TIC, en vertu d’un dialogue entre régulateurs, juristes, législateurs, décideurs publics, gestionnaires de points d’accès publics, fournisseurs d’accès à Internet et représentants d’organisation d’intégration régionale.

 

Des questions portant sur la problématique de l’accès dans les stratégies et réglementations nationales, les modalités d’octroi de licence et d’autorisation de commercialisation de nouveaux usages au sein des télés centres et la pérennité économique des points d’accès publics situés en dehors des capitales économiques africaines seront au centre du débat.

 

Le but ultime est de permettre aux participants d’identifier les voies les plus appropriées pour consolider l’émergence de cadres politiques et juridiques favorables et garantissant la démocratisation de l’accès aux TIC, notamment dans les zones rurales.

 

Dans son discours de circonstance, le Gouverneur de la province du littoral représentant le ministre d’État ministre des Poste et Télécommunications empêché, a souligné que les technologies de l’information et de la communication transforment perpétuellement et rapidement le monde. Il va s’en dire qu’aucun secteur n’est en reste : qu’il s’agisse du commerce, de l’éducation, de la santé, de l’agriculture, de la sécurité, du social et des industries. Mais il apparaît que l’utilisation des TIC dans le tiers monde est à la traîne. Les documents des politiques et des stratégies nationales des TIC sont des instruments idoines pour relever le défi. Les reformes sont engagés depuis 1998 par le gouvernement camerounais pour accélérer le développement du secteur des TIC au Cameroun. La mise en œuvre de la loi régissant les télécommunications a permis l’entrer résolument du Cameroun dans la voie de la modernité, avec pour but de rendre l’accès du numérique à un grand nombre d’usagers. A titre d’illustration, le téléphone doit passer d’une ligne pour  cent habitants à trente lignes pour cent habitants en 2015 a-t-il annoncé. Par ailleurs il a loué les efforts de la CEEA et des partenaires bilatéraux et multilatéraux (notamment la France et le Canada) dans l’élaboration concertée des politiques et des stratégies nationales des TIC.

 

A la fin de ce séminaire de politiques et stratégies nationales des TIC, certains séminaristes se sont confiés au micro de notre 

reporter, voici par exemple l’avis de monsieur KOUMA Cyriaque  Didier Responsable chargé des TIC au ministère                        des finances du GABON.

 

 

Vous avez assisté au séminaire de politiques et stratégies nationales des TIC, comment appréhendez-vous cette initiative du gouvernement français sur l’ADEN  (l’Appui au Désenclavement Numérique)  monsieur KOUMA?

 

-Toute action qui permet à tous d’accéder aux TIC ne peut que être une bonne chose. J’encourage et félicite le gouvernement français, et je lance même un vibrant appel aux autres de soutenir une telle initiative, car c’est important pour nos pays en développement.  

 

KOUMA C.Didier au micro de R.Bebe

 

L’appui au désenclavement numérique fait penser à des couches des zones rurales. Pensez-vous cela possible ?

-Bien sûr ! N’allez pas me dire qu’on va construire un pays avec les citadins uniquement. Notez que parler ou communiquer est un droit naturel pour tous. Les villageois on droit à la communication, il ne faut pas les exclure. Le jour qu’on parle de vote dans nos pays, n’est-ce pas eux aussi sont concernés, ne donnent-ils pas leurs voix ? Ne décident-ils pas ? Pourquoi ne doivent-ils pas  être éduqués sur les TIC ? Ce n’est donc pas de l’art pour l’art. C’est une question de vie. On ne peut pas vivre sans communiquer. Le projet ADEN est un projet ambitieux qui vise à apporter les solutions à ceux qui sont en retard dans le domaine des TIC. Nous nous réunissons pour trouver les solutions car il  y  va de notre intérêt. La parole est pour tout le monde de même les TIC moyen de communication sont pour tout le monde.

 

Madame Ana Maria Amado Torres est présidente de Direcçao à Sao Tome et Principe.

Voici ses sentiments :

« C’est une approche importante à mon avis. L’ADEN c’est un bon projet initié par la France qui permet à nos pays d’accéder aux TIC à tous les niveaux, même dans les zones rurales. Arrivée dans mon pays, je vais faire tout pour l’application des connaissances reçues en vue de la mise en œuvre du projet ADEN.

Il est bien que chez nous l’Internet n’est qu’en milieu urbain, non en milieu rural. C’est dans ce sens que notre pays doit réfléchir pour développer les moyens d’accès aux TIC. J’ai appris beaucoup de chose dans le séminaire me permettant d’apporter ma contribution a l’avancement du projet sur les TIC chez nous ».

 

A propos de ce séminaire, voici les avis de monsieur Raymond Lepage à la Direction Général du commerce électronique au Canada Ottawa (Ontario).

 

« Je suis du ministère de l’industrie. Ma présence ici est dans le cadre du fond canadien pour l’Afrique financé par l’Agence canadien de développement international. Dans ce contexte le fond canadien pour l’Afrique a mis en place il y a trois ans un financement pour la mise en place du Centre Canadien de Ressources en cyber-politiques (CCRcP - www.ceprc.ca ).

Nous au ministère, nous avons la capacité et l’expertise, et sommes reliés avec le CCRcP pour identifier et déployer des experts en réponse aux demandes africaines. Ce Centre travaille en étroite collaboration avec le réseau mondial des réseaux en cyber-politiques. Notre partenaire principal est la commission économique pour l’Afrique (CEA) dont le siège est à Adis Abeba. Dans le même cadre, nous travaillons avec le gouvernement français et l’Agence de la francophonie. C’est pour dire que le rôle du CCRcP est de répondre aux demandes africaines, pour les aider à développer les stratégies et politiques nationales, régionales et sous-régionales sur le domaine des TIC. Le Canada a de l’expertise à peu près à  tous les niveaux, qu’il s’agisse du niveau des télécommunications,  de politique de la gestion  de spectre de fréquence radio électronique,  qu’au niveau d’accès communautaire ou des collectivités par exemple des écoles des régions éloignées, en commerce électronique, et en  egouvernance. Notons que le Canada était le premier pays au monde à instituer en l’an 2000 une loi sur la protection de renseignements personnels et de la vie privée.

Parlant du soutient pour combler le fossé numérique, toutes les concentrations des offres sont pour l’Afrique. Pour le moment le centre canadien se concentre pour offrir son expertise en Afrique. Ce programme d’aide coure jusqu’à l’an 2008. Mais on aimerait le prolonger et après on pourra servir d’autres régions. 

Le diagnostique et les besoins africains concernant les TIC, relève principalement de la compétence de notre partenaire sur le terrain la CEA, qui est sur place avec ses experts. Il évalue les besoins réels en Afrique et les soumet à notre attention. Nous nous enrichissons aussi des réalités réelles grâce aux séminaires comme celui-ci. Déjà sur place, certains nous abordent pour nous parler de leurs besoins immédiats. Cela nous donne une vision réelle sur l’aide que nous devons apporter ».

                                                                                 

A l’après-midi du Vendredi 09 juin 2006 les recommandations issues de ce séminaire ont  portés sur :

- Les enjeux politiques et réglementaires.

- La  démocratisation et problématiques d’accès.

- L’égalité des genres

- Le financement.

- Les modalités de gestion et défis

- Les aspects techniques et nouvelles technologies.

Pour plus d’informations consulter le site www.africaden.net

 

Propos recueillis par R.BEBE